David et Ruth sont émerveillés par la Ville Lumière, rêvée et idéalisée par les artistes du monde entier.
David devient l’un des nombreux artistes juifs étrangers qui animent le Montparnasse d’après-guerre, quartier où le monde se réinvente dans des cafés devenus légendaires : Le Select, La Coupole, La Rotonde.
Il se lie d’amitié avec Marian, Giacometti, Mané-Katz, Poliakov et d’autres artistes moins célèbres.
David, Ruth et Shira Malkin chez le peintre Reginald Weston dans son atelier à La Ruche avec au centre la chanteuse Braha Zefira
Au Select, son café préféré, David renoue avec ses anciens amis de Jérusalem, la sculptrice Chana Orloff, le peintre Reginald Weston et la chanteuse Braha Zefira.
En 1956, il remporte le prix de sculpture à l’exposition « Israeli Independence Day » à la galerie Katz à Paris.
Les perspectives sont alors très prometteuses pour David.
C’est pourquoi, en 1957, à la naissance de Yona leur fille cadette David et Ruth décident de s’installer à Paris.
Le célèbre critique d’art Waldemar-George, qui tenait Malkin en haute estime, l’inclut dans son étude intitulée « Les artistes juifs et l’école de Paris », publiée dans Combat Art (6 avril 1959 -n°57).
David Malkin reçoit le soutien très concret du peintre cubiste André Lothe qui se lie d’amitié avec lui. Il l’accueille dans son grand atelier, un espace de travail plus adapté à la sculpture que son logement mansardé.
Tout semble possible à David alors qu’il poursuit sa série de sculptures abstraites, compositions architecturales de lettres hébraïques, initiée à Florence.
André Lhote lui offre également, au sein de son Académie rue d’Odessa à Montparnasse, l’opportunité de se remettre à la peinture.
David participe à des salons et expositions collectives mais les galeries se désintéressent de la sculpture sauf pour quelques artistes de renom. Cette réalité contraste avec le succès qu’il a connu en Italie.